Les élus municipaux ont voté le budget primitif (BP) 2026 de la Ville de Rennes, budget de transition à la charnière entre deux mandats ; il s'élève à 479 millions d'euros. Dans un contexte marqué par les incertitudes internationales, l'instabilité politique nationale et la crise des finances publiques, la Ville place le service public local au cœur de son projet pour en faire un levier de solidarité et de transition écologique. Pour cela, le niveau d'investissement reste élevé.
Le budget consolidé de la Ville de Rennes pour 2026 s'élève à 479 millions d'euros, dont 342 millions d'euros pour les dépenses de fonctionnement et 137 millions d'euros pour les dépenses d'investissement (pour rappel : le budget consolidé de la Ville de Rennes est composé du budget principal, des budgets annexes des Zones d'aménagement concerté (Zac) et du budget annexe relatif à la production d'énergie photovoltaïque). Le budget consolidé atteignait 460 millions d'euros en 2025.
Le budget principal (le budget de la Ville de Rennes sans les budgets annexes) s'établit à 475 millions d'euros, dont 338 millions d'euros en fonctionnement (+7 millions d'euros par rapport à 2025) et 137 millions d'euros en investissement (+16 millions d'euros par rapport à 2025) dont 91,4 M€ de dépenses d'équipement. En maintenant un fort niveau d'investissement, la Ville de Rennes réaffirme son engagement en faveur des transitions sociales et écologiques. Les dépenses de fonctionnement connaissent une hausse liée notamment aux dépenses de personnel, en grande partie sous l'effet de la hausse des cotisations employeur à la CNRACL décidée de manière unilatérale par l'État en 2025 et étalée sur 4 ans.
Dans un contexte géopolitique incertain et une crise des finances publiques, un engagement renouvelé en faveur des services publics et d'une transition écologique juste et solidaire.
Ce nouveau mandat s'ouvre dans un contexte marqué par de fortes incertitudes, liées à la situation internationale, à l'instabilité politique et à la crise des finances publiques au niveau national. Cette année encore, l'État maintient sa pression sur les finances des collectivités locales. L'impact de la loi de finances sur la Ville de Rennes est estimé à 900 000 euros auxquels s'ajoutent les conséquences de la hausse des cotisations à la caisse de retraite CNRACL décidée par l'État en 2025 et étalé sur 4 ans, soit un impact cumulé de plus de 10 millions d'euros à l'horizon 2029.
Dans ce contexte, le budget primitif 2026 assure la transition entre deux mandats. Il permet à la fois à la Ville de poursuivre les actions engagées dans le cadre des politiques publiques ambitieuses (en faveur notamment de la transition écologique, d'une ville solidaire, de l'éducation et de la petite enfance, de la culture, des loisirs, du sport, de la santé), d'initier les premières mesures issues du programme municipal, et de se donner le temps nécessaire pour intégrer à la stratégie financière les contraintes et incertitudes actuelles afin de pouvoir déployer, de manière sereine et déterminée, le projet de ce nouveau mandat.
Le niveau élevé d'investissement, permettra notamment de :
- soutenir le tissu associatif ;
- accompagner le renforcement des effectifs de la police municipale ;
- accentuer la végétalisation des espaces publics ;
- revitaliser des bâtiments emblématiques comme le Palais Saint-Georges ;
- poursuivre la rénovation des infrastructures sportives, scolaires et des bâtiments municipaux ;
- réaliser des aménagements ou réaménagements d'espaces publics ;
- lutter contre la précarité à travers une pluralité d'actions ;
- favoriser l'accès à une offre de soin de proximité ;
- etc.
Le soutien aux acteurs qui contribuent à la vitalité de Rennes est préservé, conformément aux engagements pris : les partenaires associatifs bien sûr, mais aussi toutes les entreprises qui bénéficient des investissements et des infrastructures publics.